Pensées quotidiennes d'une jeune fille face aux adversités de sa vie.
Ce ne sont que des tours, tours de passe-passe, tours de principes, même pas la curiosité de goûter le monde après le couvre-feu. C'est écrit, j'ai compris: accepter les ornières, suivre les rigoles et les odeurs d'égouts. J'ai hurlé aujourd'hui cette...
Lire la suiteLe vide de la minute est un morceau de vie perdue, une flaque de sang qui noircie et sèche. C'est une larme qui pleure l'insipidité de ses propres larmes, le sel d'une quelconque passion... J'ai dix sept ans et vis comme dans une salle d'attente, de minute...
Lire la suiteNe plus penser. Ne plus panser. Enlever le garrot et se déverser lamentablement ou alors devenir plante, se trouver un pot et chlorophyliser. Se placer près d'une fenêtre et regarder les gens s'empêtrer. Aucune palpitation, aucune émotion, juste la sève...
Lire la suiteRechercher les regards, tenter de comprendre l'énigme des sourires, entrer dans la danse sans crainte du faux pas et tournoyer jusqu'au vertige...
Lire la suiteAprès quelques flutes, le son imaginaire de mandolines endiablées me donne la fièvre, puis elles se calment et sérénadent langoureusement evoilà mon ventre transperçé. A la rambarde du regard fier d'un aieul sur une photo jaunie je m'agrippe. Racines....
Lire la suiteEtres insaisissables? Mais sais-je saisir? Mes mains sont maladroites et lâchent ou lâches. Devant l'immensité de la minute je deviens agoraphobe. Etendue sur ce lit glacé j'attends avec anxiété l'oubli du sommeil, j'espère quelqu'un qui frapperait à...
Lire la suiteL'etreinte visqueuse des viscères me projette dans la quatrième dimension où plus rien ne correspond à rien. Je deviens poupée chiffon et souvent la toile cède sous les tiraillements incessants de cette existence, je perçois les déchirements de ma propre...
Lire la suiteUne bonne femme, une vraie, avec dans la valse de ses hormones ses variations d'humeur et ses variations de poids, qui trouve ses seins trop petits et ses fesses trop grosses, qui s'trouve des trop en pagaille et des pas assez en vrac; une femme sans...
Lire la suiteA la seule pensée de te perdre mes cheveux s'défrisent, ma permanente en prend un coup, ma couleur s'affadit et mes pointes fourchent; j'ai les ongles qui s'dédoublent, le sang qui s'anémise et les veines qui s'varicent; j'ai la ride du désespoir qui...
Lire la suiteIl est tard, très tard. La maisonnée est silencieuse. Ses âmes dorment. Moi, je reste éveillée, insomniaque depuis quelques temps, je redeviens cette compagne de la nuit que j’ai si souvent été, je l’accompagne tout au long de ses heures comme je l’ai...
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