Après quelques flutes, le son imaginaire de mandolines endiablées me donne la fièvre, puis elles se calment et sérénadent langoureusement evoilà mon ventre transperçé. A la rambarde du regard fier d'un aieul sur une photo jaunie je m'agrippe. Racines. Epines. Elles s'enfoncent dans ma mémoire et font saigner mes souvenirs. Nanna... Fatigue. Imigrée par procuration. Valises sous les yeux. "L'exil est une espèce de longue insomnie" n'est ce pas monsieur Hugo...