Pensées quotidiennes d'une jeune fille face aux adversités de sa vie.
Il est tard, très tard. La maisonnée est silencieuse. Ses âmes dorment. Moi, je reste éveillée, insomniaque depuis quelques temps, je redeviens cette compagne de la nuit que j’ai si souvent été, je l’accompagne tout au long de ses heures comme je l’ai...
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Couchée sur le flanc entre ta petite respiration et le souffle de ton père je suis comme sous une voûte céleste, allongée sur le nuage du Divin. Plus rien ne fait partie du terrestre.
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A quoi ressembleras-tu ? Fille ou garçon est-ce que je vais gorgé tes veines du sang bouillant de ma terre ? Est-ce que tes yeux vont prendre l’inquiétante et insondable couleur noire du regard de ton père ? Et tes cheveux ? Vont-ils être aussi indisciplinés...
Lire la suiteMa vie a commencé exactement lorsque muni de mon seul courage j’ai quitté l’existence ascétique que l’on me proposait, une existence qui serait devenue à la longue et avec un peu de patience extrêmement confortable. En dehors du fait que je n’éprouvais...
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Je crois n’avoir jamais autant souffert, jamais autant aimé. Je préférais l’époque où seule j’espérais te trouver qu’aujourd’hui ou j’ai peur de te perdre. C’est comme une déchirure, la conscience qui gémit. Qu’on me laisse vivre loin des suppositions...
Lire la suiteCes gestes de te repousser de moi, cette voix, ces mots brutaux ne s’adressent pas à toi. Je ne vitupère que mes propres insuffisances. C’est sans doute sur toi que parfois en mots sévères se délivrent mes colères mais c’est moi que je poursuis. Je pense...
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Je voudrais tant que tu reviennes me dire que tu m’aimes. Je voudrais tant me sentir moins sale de tous ces moments gâchés. Je suis démunie, je me sens lourde, vilaine et inutile. Je redeviens Cendrillon mais je n'ai plus envie de trier les lentilles...
Lire la suiteLouve couchée sur le flanc, je suis. Agonisante, se poissant dans son sang, écoutant la vie quitter à petits flots son corps et qui dans un dernier soubresaut te regarde en t’implorant un dernier sourire, un autre regard, moins animal, moins carnassier,...
Lire la suiteTu es arrivé porté par le vent de la guerre comme à l’annonce d’une tourmente. J’ai ressenti, je l’avoue, une crainte sourde. Je savais que cela pouvait m’être fatal mais sans le savoir je t'avais déjà ouvert la porte. Désormais, à la lueur vacillante...
Lire la suiteMon chéri, je ne désire et ne désirerai rien d’autre que ton seul visage , un visage qui a bouleversé et bouleverse mes jours et mes nuits et toute la génétique qui m’a catapultée dans la Lumière, loin des ombres de l’Ombre. Lorsque tes yeux se détournent,...
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